Traitements de la maladie parodontale

Traitements de la maladie parodontale

Traitements non-chirurgicaux

Surfaçage radiculaire : Une fois la charte parodontale faite, l’hygiéniste dentaire convient des endroits qui auront besoin d’une première phase (qui fonctionne généralement très bien) de traitement : le surfaçage radiculaire. Pendant la séance, le dentiste vient anesthésier le quadrant où l’hygiéniste dentaire fera le travail pour un confort supérieur.

Ce type de traitement ressemble au détartrage régulier, par contre, il est fait avec beaucoup plus de rigueur et de temps passer à un même endroit et le fait d’être anesthésier nous permet d’aller jusqu’au fond des poches pour maximiser les résultats et ce, sans douleur.

L’hygiéniste dentaire passera, dans un premier temps, un instrument ultrasonique dans les poches parodontales afin d’enlever les dépôts de tartre abondants, les rugosités sur les racines et désorganiser le biofilm. L’utilisation de l’ultrasonique pour cette étape est primordiale puisque l’instrument offre un mouvement de cavitation qui créé un «lavage» dans la poche en désorganisant les bactéries.

Souvent divisé en deux ou quatre rendez-vous, selon le nombre de dents à faire ou selon la tolérance du patient, la séance pour ce type de traitement dure entre 60 et 90 minutes.

Antibiothérapie : Dans certains cas et certaines conditions médicales, la prescription d’antibiotiques oraux à très faible de dose pourrait être priorisée. En effet, plusieurs études on démontré qu’une dose sous-microbienne de 20 mg de doxyciclyne est très efficace pour arrêter la progression de la parodontite. Pour un maximum de résultat, la prise de ce type d’antibiotique doit être fait conjointement avec des détartrages réguliers et des soins d’hygiène buccodentaires rigoureux et exemplaires.

Traitements chirurgicaux

Curetage ouvert : Le curetage ouvert consiste à la phase II du traitement. Si la phase I (surfaçage radiculaire) n’a pas été un franc succès sur un ou plusieurs sites, le curetage ouvert sera priorisé. Cette fois, c’est le dentiste qui procèdera à cette intervention chirurgicale en découvrant de gencive et ainsi exposer la région à traiter. Après le traitement, la gencive sera repositionnée et maintenue par des points de suture.

Pendant ce traitement, il est aussi possible que le dentiste procède à un remodelage de la crête osseuse afin d’éliminer le type de poche verticale et ainsi favoriser un ré attachement parodontale.

Greffe osseuse : Une greffe osseuse dans certain cas peut être fait afin de venir remplacer l’os détruit par la maladie parodontale. Le greffon peut venir du patient ou être de l’os synthétique.

Greffe de gencive :

Deux types de greffe existent : autogène et allogène. Le but de toute greffe gingivale est d’épaissir la gencive attachée et si possible, recouvrir la racine exposée de la dent en question. Le dentiste choisira le type de greffe nécessaire en fonction de la classification de Miller.

Autogène : La greffe gingivale autogène consiste en un ajout de tissus conjonctifs prélever au palais du patient.

Allogène : Même principe que la greffe gingivale autogène, mais le greffon provient d’un autre humain. Rassurez-vous ! Il est dépourvu de tout vecteur de transmission. Ce type de greffe est de plus en plus favorisé puisqu’il ne cause qu’un seul site de guérison contrairement à l’autogène qui en cause deux (le palais et le site recevant la greffe).

Classe I de Miller : Recouvrement de 100 % de la racine possible.

Classe II de Miller : Recouvrement de 100 % de la racine possible.

Classe III de Miller : Recouvrement entre 50 et 70% de la racine possible.

Classe IV de Miller : Recouvrement de 10 % de la racine possible.

En conclusion

Si vos gencives sont gonflées, rouge foncé, si elles saignent facilement ou présentent d’autres signes ou symptômes de la parodontite, consultez-nous le plus rapidement possible. Plus tôt vous consulterez, meilleures seront vos chances d’empêcher les dommages pouvant être causés par la parodontite et ainsi prévenir des problèmes de santé plus graves.