La parodontite

La parodontite

Qu’est-ce que c’est?

La parodontite fait référence à «paro» qui signifie autour et «odonte» qui fait référence aux dents. Cette affection touche malheureusement beaucoup de personne puisqu’on évalue qu’environ un Américain sur deux âgé de plus de 30 ans présente une forme ou l’autre de maladie parodontale selon le rapport du Center for Disease Control and Prevention publié en août 2012.

La parodontite est donc une pathologie très préoccupante pour les professionnels buccodentaires et est souvent reconnue par l’entourage par l’apparence de dents très longues et la mauvaise haleine qui s’y rattache.

La parodontite constitue la forme la plus sérieuse et irréversible de la maladie parodontale tandis que la gingivite représente sa forme bénigne et réversible.

Une réaction de votre système immunitaire

La parodontite n’est nulle autre que le résultat de la réaction de l’hôte, donc la réaction inflammatoire de votre système, suivie de la réaction immunitaire qui causerait cette affection. L’os alvéolaire situé sous la gencive qui sert de soutien aux dents, tel les racines d’un arbre dans la terre, se détruira en réponse à cette problématique petit à petit. Avec le temps, cette réaction provoquera, ce qu’on appelle dans le milieu dentaire, des poches parodontales.

Les signes et symptômes

  • Inflammation gingivale et saignement
  • Papilles gingivales effondrées (triangle noir entre les dents)
  • Dents sensibles
  • Récession et apparence de dents très longues
  • Douleurs peuvent s’apparenter à un abcès dentaire
  • Halitose (mauvaise haleine)
  • Mobilités dentaires.

Les facteurs de risques

Le biofilm est le facteur étiologique initiant la parodontite, la majeure partie du temps, mais d’autres facteurs peuvent contribuer à son évolution tels que :

  • Tabac et drogue
  • Gingivite et tartre
  • Mauvaises habitudes d’hygiène buccale
  • Diabète
  • Hérédité et vieillissement
  • Certaines conditions médicales (radiothérapie/chimio, certains médicaments)
  • Changements hormonaux (ex : grossesse et ménopause)
  • Tassement alimentaire
  • Prothèses dentaires mal ajustées
  • Obturations défectueuses
  • Dents extraites non remplacées, Malposition dentaire, Occlusion
  • Malposition dentaire / Occlusion

Parodontite VS autres maladies

Lorsque la parodontite est associée avec une autre maladie inflammatoire chez un hôte, telle que : la maladie de Crohn, les maladies cardiovasculaires, la polyarthrite, le corps aura beaucoup plus de difficulté à combattre la parodontite.

Dans un processus normal, le corps réagit lorsqu’il y présence d’invasion bactérienne ou autres types d’envahisseurs, mais lorsque la maladie parodontale est ajoutée à une maladie inflammatoire déjà présente dans le corps, le processus de guérison se voit allongé et parfois même absent, donc destructeur à long terme.

Et l’inverse est aussi vrai, une personne qui gère déjà une maladie inflammatoire et qui développe une parodontite pourrait avoir de la difficulté à stabiliser sa condition de santé.

La parodontite chronique est aussi plus sévère et plus répandu avec les gens vivant avec le diabète. Ce type de condition ne doit pas être prise à la légère.

Le dépistage

Lors de votre rendez-vous de routine avec votre hygiéniste dentaire, celui-ci procédera à un examen approfondi de tous les tissus de votre bouche. Les tissus durs (dents et os) autant que les tissus mous (gencive, muqueuses des joues, les lèvres, la langue, etc.). Concernant l’examen des gencives, l’hygiéniste dentaire utilise un instrument que l’on appelle sonde parodontale.

La sonde parodontale

La sonde nous permet de noter, en utilisant un code universel, la santé de vos gencives. Cet instrument est gradué en millimètre et il permet, grâce à son bout très effilé, une insertion entre la gencive et la dent afin de nous signifier l’état de vos gencives ainsi que le niveau d’os alvéolaire.

À l’insertion et surtout si vos gencives sont en mauvais état, il est possible que vous sentiez un léger picotement ou une légère sensibilité, mais en général ce dépistage se fait sans douleur.

La profondeur normale de l’espace entre la dent et la gencive se situe entre 0,5 mm et 3 mm. À 4 mm, nous considérons qu’il y a début de maladie parodontale et nous interviendrons.

Signes radiologiques de la parodontite

Les radiographies nous permettent de déterminer la quantité d’os alvéolaire perdu, d’évaluer si la perte est verticale ou horizontale, si la maladie est active ou passive et finalement si la pathologie est localisée ou généralisée.

C’est un outil de diagnostic précieux. Elles nous permettent de suivre l’évolution de rendez-vous en rendez-vous.

Les radiographies ne servent pas seulement lorsque vous éprouvez de la douleur, elles servent à prévenir avant qu’il ne soit trop tard.

 

Les types de parodontite

Il existe plusieurs types de parodontites, mais nous approfondirons la forme la plus commune, c’est-à-dire la forme chronique. Le diagnostic nous permettra d’établir les caractéristiques suivantes :

La localisation: est-elle localisée ou généralisée ? Nous considérons que lorsque l’affection touche 30 % de la bouche du patient elle est généralisée.

Le degré : Nous noterons selon les mesures recueillies par la charte parodontale si la parodontite est débutante, modérée ou sévère.

– Parodontite débutante : Poches de 4 mm et moins.

– Parodontite modérée : Poches entre 5 et 7 mm.

– Parodontite sévère : Poches de plus de 7 mm.

Le code PSR

Le code PSR, Periodontal Screening and Recording, est le système de codification utilisé par les professionnels dentaires pour connaître la santé de vos gencives. Voici la charte de codification utilisée :